Action & Solidarity after the Most Strongers Hurricanes ever seen

J’ai passé dans mon enfance plusieurs cyclones à Cuba avec l’idéologie de la Méteo (Méteorologie idéologique de ‘Ideological Weather Forecast of Fidel Castro’). Notamment, le cyclone Flora.

Le 4 octobre il y aura 54 ans du passage dévastateur de ce cyclone tropical à Cuba. Comme on a pu préciser, il avait touché aussi l’Est Oriental de Cuba et Guantánamo et s'est successivement déplacé jusqu'à fermer un nœud par les actuelles provinces orientales.

Par espace d'environ 110 heures il est resté sur la région, avec des pluies torrentielles et des vents de 300 Kms maximum. Le 5 octobre 1963 il y avait 735 millimètres de pluie. La mer était rentrée dans les terres le matin du 8 octobre 1963. Flora a été dévastateur car il est rentré, puis sorti et rentré de nouveau, c’est le changement de direction et le fait de rester sur place qui ont fait plus de dégâts et qu’il soit resté du 04 au 08 octobre1963 cinq jours de pluies et vents forts.

Le Commandant Fidel Castro Ruz avait personnellement dirigé les opérations de sauvetage au milieu de ce vent violent risquant sa vie. Flora en 1963 avait frappée Cuba causant la mort de 8000 personnes et plus de 26 millions d’US dollars de dégâts. Je me souviens comme si c’était hier. C’est pour vous dire qu’un ouragan, un cyclone, un Typhon il faut le respecter. Respecter les consignes. Etre militaire ! Être à l’écoute et attendre, qu’on vous dise quand vous pouvez enfin « SORTIR ». Mon arrière grand père me parlait de l’ouragan « Galveston » Catégorie 4 le plus mortel qui a frappé les Etats-Unis en 1900. Depuis lors, les USA, Cuba, The Keys, Les Antilles ont éprouvé des ouragans encore plus intenses causant la désolation et une très grande dévastation comme Galveston qui avait provoqué la mort de plus de 12,000 personnes.

Ce qui est gênant dans un ouragan c’est la pluie qui cause des effondrements des vielles maisons et des inondations très importantes et bien sûr les vents. Si vous sortez une tôle peut vous décapiter ! Par exemple un panneau de Stop qui est emporté avec des vents de 350 Km/h qui vole et vient vers vous et vous tranche la tête !

Les ouragans plus récents ont causé des dégâts en termes de coût, de force et de destruction. Je me souviens vraiment Wilma qui pour moi c'était la tempête tropicale la plus intense jamais enregistrée dans le bassin Atlantique. Bien sûr il y a #Irma. Il s'est formé comme une dépression tropicale dans les Caraïbes près de la Jamaïque avant de devenir une Catégorie 5 et atteindre la Péninsule Yucatán le 20 octobre 2005. Il a faibli à Catégorie 2 ouragan quand il s'est approché de la Floride.

Edith 1963 qui avait causé 10 morts à la Martinique Suivi du cyclone David en 1979. En 1993 Cindy, et Dean en 2007. 14 août 1993 l’ouragan CINDY très fortes pluies, intensité de 147 mm. Cependant les cinq pires ouragans qui ont dévasté le Sud de la Floride sont : #Katrina #Sandy #Ike #Andrew #Wilma Je voudrais dire mon humble avis et parler de mon expérience de passer des cyclones à Key West La Havane, Oriente (Cuba), Guadeloupe, Porto Rico dans mon enfance. 

Irma a fait des dégâts à Saint Barth car il a surpris quand il a changé sa trajectoire à la dernière minute. Et les habitants ont été pris de court des lors les autorités n’ont pas perdu une seule minute ni aucune seconde à réagir. Il faut donner à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu.

Car tout ce qu’on peut faire avant le passage d’un cyclone c’est s’approvisionner en eau potable, faire un sac à dos avec les médicaments, coton alcool, mercure chrome, iode, désinfectants, etc. du sucre, des rations de combat avec des biscuits secs, sardines conserves, etc. Acheter des clous, marcher avec un marteau, des piles électriques, une radio portable transistor pour écouter les CONSIGNES, un coupe-coupe, etc.

Bien s’approvisionner, et évacuer, fuir le plus loin possible dans un lieu hors de la portée des vents, (parfois dans les grottes comme à Cuba pour Irma on a utilisée certaines grottes préhistoriques) respecter les consignes de sécurité et surtout ne pas sortir et penser que la durée d’un ouragan peut être entre 5 et sept jours maximum sauf s’il change de direction. Donc il faut attendre jusqu’à ce que les « autorités » donnent « l’ordre de sortir ». Si on avait amené des hommes de l’armée avant le cyclone ils auraient été aussi exposés que les habitants et n’auraient pu faire quoi que ce soit durant le passage du cyclone. Cependant la situation aux Antilles est assez délicate car on construit sur le Domaine Maritime.

Je veux bien qu'on polémique sur tout, mais enfin comment peut-on imaginer que les services de l'État, le gouvernement, les ministres, les techniciens et toutes les équipes sur place soient restés pantois face à la catastrophe? Il n’y a pas de miracle, regardez Miami tout le monde râle, tous veulent être assistés, aidés en même temps le plus vite possible ! La solution magique de résoudre les aléas après le passage d’un cyclone de Force 5 n’existent simplement pas. Même pas au Japon qui est l’un des Pays les plus Hyper disciplinés de notre petite planète et aussi l’un des plus riches et développés. Certes on va proposer d’évacuer des gens par milliers du jour au lendemain. Mais à la condition sine qua non que les gens soient disciplinés et l’acceptent, qu’ils veulent écouter et partir !

Or en l’espèce La préfète de Saint-Martin a fait le tour des habitations, et plusieurs milliers de personnes ont refusé de partir car ils pensaient pouvoir s’en sortir, ils avaient déjà vu d’autres ouragans et cyclones tropicaux, (mais aucun aussi près, ni de Catégorie 5). On peut aussi les comprendre, les Antillais sont attachés à leurs maisons, et train de vie quotidienne au soleil et les plages de sable Caribéenne.

Ils vivent du tourisme. Ce n'est pas la priorité, qui est d'apporter de l'aide aux sinistrés. Ils ne sont pas riches ni vivent dans l’opulence. Tout laisser après avoir trimé pour l’avoir et comme par baguette magique du jour au lendemain se trouver SDF !

Mettez vous à leur place. J’ai vu et entendu avec attention Monsieur le Ministre de l’Intérieur Gérard Collomb sur Télé matin (France2) et tout ce qu’il a dit m’a paru plausible et vrai, à 200%. Car le gouvernement s'est engagé dans un vaste plan de reconstruction des deux îles, où est actuellement le président Emmanuel Macron.

Maintenant la grande question est va-t-on reconstruire sur le Domaine Public 50 pas Géométriques du Roi et tenir compte des dégâts pour construire plus solide anti-ouragans ? Quel type de construction ? Par exemple au Japon et San Francisco on construit en tenant compte des séismes et tremblements de terre.

A Saint Martin comme dans toutes les Antilles Françaises Le Domaine Public Maritime (DPM) n’est pas respecté et les pêcheurs et habitants construisent en dur sur le Domaine Maritime.

Cela a été depuis longtemps. Ce sont des familles nombreuses, parfois très nombreuses et elles votent, et les élus locaux ferment les yeux ils n’ont rien vu, ni rien entendu. Donc on voit des constructions artisanales en contre plaqué, tôles etc. faites de briques et de broc du vrai bricolage et de la débrouille. Par ailleurs, les Antillais sont des vraies débrouillards, ils construisent avec ce qu’ils ont, ils sont pauvres et personne ne souffle mot !

Aux Antilles on construit en dur même sur les 50 Pas Géométriques du Roi. Explication sur les 50 pas géométriques du Roi. Dès 1681, une ordonnance de Colbert définit le Domaine public maritime (DPM) comme « tout ce que la mer couvre et découvre et jusqu'où le grand flot de mars peut étendre sur les grèves » et déclare que ces espaces ne peuvent faire l'objet d'une appropriation privée. Il concerne tout ce qui est ou a été couvert par la mer calme pendant les plus hautes marées possibles (coefficient 120).

Il est par définition inaliénable et imprescriptible (l'État n'a pas le droit de le vendre, ni de le céder, ni de le laisser usurper) et il n'a cessé de l'être que pendant une courte période de la Révolution Française.

De nos jours, sur les littoraux métropolitains, on entend par DPM : d'une part l'estran (Portion du littoral comprise entre les plus hautes et les plus basses marées) au sens le plus large du terme, c'est-à-dire l'espace couvert et découvert entre les basses et les hautes mers de vives eaux.

La loi du 28 novembre 1963 relative au DPM le sol et le sous-sol de la mer territoriale, large de 12 miles marins, ainsi que les lais et relais de la mer, terrains émergeant au dessus du niveau atteint par les plus hautes marées.

Cette ordonnance fonde encore aujourd'hui la protection du domaine public maritime naturel depuis l'arrêt Kreitmann (12 novembre 1973). Il est précisé dans cet arrêt que sur la terre ferme, la limite est fixée « au point jusqu'où les plus hautes mers peuvent s'étendre en l'absence de perturbations météorologiques exceptionnelles ». Afin de préserver certaines parties terrestres plus en amont du rivage stricto sensu, on a assisté à une extension du domaine public maritime grâce à un régime d'incorporation de terrains qui jusque là n'en faisaient pas partie. La loi du 28 novembre 1963 inclue ainsi dans son champ d'application les lais et les relais de la mer, constitués postérieurement et appelés « lais et relais futurs ».

Les lais sont des terrains formés par les alluvions que la mer dépose sur la côte ; les relais sont des terrains que la mer laisse à découvert en se retirant. Or ces zones ont pour caractéristique commune de n'être plus recouverts par les plus hautes mers.

Le DPM fait l'objet de dispositions spécifiques, pour certaines fort anciennes : servitude de passage de 3 m en faveur des piétons, ce que l'on appelle le « chemin du douanier » ; réserve publique sur une profondeur de 20 à 50 m à partir de la limite de la DPM ; concessions de plage pouvant être accordées sur la DPM pour l'aménagement ou l'exploitation d'une plage ; concessions de port de plaisance sous condition du respect des documents d'urbanisme ; concessions d'endigage ; concessions ostréicoles. Littoraux des départements d'outre-mer : la réserve domaniale des cinquante pas géométriques Le littoral outre-mer est soumis aux dispositions de la loi « littoral » communes à la métropole et aux DOM (essentiellement les principes des coupures d'urbanisation, de libre accès aux plages, de l'extension de l'urbanisation en continuité, de la protection des espaces remarquable).

Mais la loi consacre par ailleurs un titre spécifique aux dispositions particulières qui lui sont applicables. La plus significative a trait à l'existence de la zone dite des 50 pas géométriques. Le domaine national s'entend de tous les biens et droits mobiliers et immobiliers qui appartiennent à l'État. Leur administration et leur aliénation sont régies par le code du domaine de l'État, sous réserve des dispositions insérées dans d'autres codes ou dans des textes particuliers. Les autres biens constituent le domaine privé.

Les biens du domaine public sont inaliénables et imprescriptibles, ceux du domaine privé peuvent être aliénés. Des cinquante pas du roi aux cinquante pas géométriques Dans les départements d'outre-mer, le DPM comprend aussi depuis la loi « littoral » de 1986 la réserve domaniale des cinquante pas géométriques.

Cette dernière trouve son origine dans les débuts de la colonisation et fut instituée aux Antilles avant d'être étendue à Bourbon, actuelle île de la Réunion. Cette réserve constitue une bande de terrain comptée à partir de la limite des hautes mers. De largeur variable, le pas du roi valant 2,5 puis 3,5 pieds à la Martinique par exemple, avant d'être remplacé dans l'ensemble des colonies par le pas géométrique de 1,624 mètre de long.

L'article L.86 du code du Domaine de l'État en donne cette définition : La réserve domaniale dite des « cinquante pas géométriques » est constituée par une bande de terrain déjà délimitée dans le département de la Réunion et présentant, dans les départements de la Guadeloupe, de la Guyane française et de la Martinique, une largeur de 81,20 mètres comptée à partir de la limite du rivage de la mer tel qu'il a été délimité en application de la législation et de la réglementation relatives à la délimitation du rivage de la mer.

Rapport de De Baas, gouverneur des Iles d'Amérique à son ministre 8 février 1674 Je ne sais pas, Monseigneur, si quelqu'un vous a jamais expliqué pourquoi les cinquante pas du Roi ont été réservés dans les isles françaises de l'Amérique, c'est-à-dire pourquoi les concessions des premiers étages n'ont été accordées aux habitants qu'à condition qu'elles commenceront à 50 pas du bord de la mer et que cette ceinture intérieure qui fait le contour de l'isle peut être donnée en propre à aucun habitant pour plusieurs raisons judicieuses et avantageuses au bien des Colonies.

La première a été pour rendre plus difficile l'abord des isles ailleurs que dans les rades où les bords sont bâtis, car 50 pas de terre en bois debout très épais et difficiles à percer est un grand empêchement contre les descentes de l'ennemi. Secondement, les 50 pas sont réservés pour y faire des fortifications, s'il est nécessaire, afin de s'opposer aux descentes des ennemis et on a réservé cette terre pour ne rien prendre sur celle des habitants qui autrement auraient pu demander des dédommagements.

En troisième lieu cette réserve est faite afin que chacun ait un passage libre au long de la mer, car sans cela, les habitants l'auraient empêché par des clôtures et par des oppositions qui, tous les jours, auraient causé des procès et des querelles parmi eux. En quatrième lieu, pour donner moyen aux capitaines de navires qui viennent aux isles d'aller couper du bois dans les 50 pas du Roi, pour leur nécessité car sans cela les habitants ne leur permettraient d'en prendre qu'en payant. La cinquième et la plus essentielle raison est celle de donner moyen aux artisans de se loger, car ils n'ont aucun fonds pour acheter des habitations, et qu'ils n'ont pour tout bien que leurs outils pour gagner leur vie.

On leur donne aux uns plus, aux autres moins, des terres pour y bâtir des maisons mais c'est toujours à condition que, si le Roi a besoin du fonds sur lequel ils doivent bâtir, ils transporteront ailleurs leurs bâtiments.

Or, sur ces 50 pas sont logés les pêcheurs, les maçons, les charpentiers etc., personnes nécessaires au maintien des colonies. Bien que le contexte qui a présidé à sa création soit aujourd'hui révolu, cette institution s'est maintenue et confère aux littoraux d'outre-mer une originalité statutaire remarquable par rapport à la métropole. La gestion des cinquante pas géométriques ou les errements de la législation française. Une « bande des 100 mètres » avant l'heure Le maintien de cette zone visant à répondre à la contrainte géographique découlant de l'insularité s'est très tôt heurté à celle de l'exiguïté. C'est pourquoi le non respect du statut de domanialité publique des cinquante pas géométriques - inaliénabilité et imprescriptibilité - a été une constante de leur histoire qui a abouti à une réduction manifeste de leurs parties non bâties.

Concédés, tout simplement vendus ou occupés illégalement, les cinquante pas géométriques ont même été, pendant trente ans, entre 1955 et 1986, incorporés dans le domaine privé de l'État, aliénable. Sans revenir sur le détail des évolutions de la législation relative aux cinquante pas géométriques, il est intéressant d'en donner les grandes étapes. Disposant dans les DOM d'une « bande des 100 mètres » plus de trois siècles avant qu'elle soit instituée par la loi littorale de 1986 en métropole, il apparaît que la France n'a pas voulu ou n'a pas pu y mener de politique conservatoire. Trois siècles de démantèlement d'une réserve domaniale

À partir de la fin du dix-neuvième siècle dans les Antilles, une quarantaine d'années plus tard à la Réunion, les cessions de parcelles des cinquante pas géométriques à des particuliers ont été fréquentes. Des titres de propriété « définitifs et incommutables » ont ainsi été délivrés aux occupants de terrains bâtis et, sur les terrains non bâtis, des « concessions irrévocables » octroyées.

Cet assouplissement des règles de la domanialité publique a abouti à la disparition de la réserve dans les villes et les bourgs, alors que se multipliaient également des empiétements par les propriétaires riverains sur le reste du littoral. Le glissement insensible des cinquante pas géométriques du statut du domaine public, dans les textes, à celui de domaine privé de l'État, dans les faits, a abouti naturellement, au lendemain de la départementalisation, à son intégration dans le domaine privé de l'État. Le décret du 30 juin 1955 inaugura trente années pendant lesquelles, au nom du développement économique et notamment touristique des départements d'outre-mer, les cinquante pas géométriques ont perdu leur caractère d'inaliénabilité. Si dans les faits les ventes ont été rares dans les Antilles, alors qu'elles furent très importantes à la Réunion, le mouvement déjà ancien d'occupation spontanée des terrains du bord de mer se confirma et la préoccupation de régularisation des occupants sans titre l'emporta. Lorsque fut promulguée la loi « littoral » seule une mesure conservatoire avait été prise : les parties boisées de la réserve, ainsi que d'autres parties non bâties, avaient été confiées à l'Office national des forêts. Un tiers du linéaire guadeloupéen et deux tiers du linéaire martiniquais constituent depuis lors la Forêt Domaniale du Littoral (FDL). Cette mesure fut étendue à la Réunion mais les Eaux et Forêts ("Administration des Eaux et Forêts", organisme précédant l'ONF créée en 1966) s'étaient déjà vues confier, au milieu des années 1950, les secteurs reboisés par le service forestier ou recouverts de boisements naturels et gérés par ledit service La loi du 3 janvier 1986 « relative à l'aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral », dite loi « littoral » comporte un titre III intitulé « dispositions relatives aux départements d'outre-mer »justifié par l'existence de la réserve domaniale.

Elle ne consacra pour autant pas l'idée de sa protection. La réintroduction dans le DPM des cinquante pas géométriques, alors que leur occupation anarchique n'avait cessé de se développer, est assortie de beaucoup d'exceptions et le principe de leur inaliénabilité est une nouvelle fois assoupli. Les règles d'urbanisme sur la bande littorale des cinquante pas géométriques ne sont pas les mêmes que celles qui valent sur la bande métropolitaine des 100 mètres, alors que l'une a été calquée sur l'autre. Lorsque le bilan de la loi "littoral" a été dressé en 1999, les DOM en ont par conséquent été exclus et la seule mention qui s'y rapporte rappelait que les mesures spécifiques relatives aux cinquante pas géométriques limitaient sérieusement les effets de leur réintroduction dans le DPM.

Des perspectives encourageantes : le Conservatoire du littoral à l'assaut du chantier des cinquante pas géométriques La loi littoral n'a pas eu les effets escomptés, à telle enseigne que dix ans plus tard, en décembre 1996, a été promulguée une nouvelle loi relative à l'aménagement, la protection et la mise en valeur de la zone dite des cinquante pas géométriques.

Ce texte prévoit que ses parties naturelles, dans le sens de non urbanisées, pourront être remises en gestion au Conservatoire du littoral et que les espaces urbanisés ou mités pourront être cédés. Des agences d'aménagement ont été créées conformément au texte de 1996 pour mettre en valeur les espaces urbanisés des cinquante pas géométriques La loi de 1996 se fonde sur le principe d'un zonage, les parties urbanisées, d'urbanisation diffuse et naturelles devant être clairement identifiées aux Antilles, le cas étant différent à la Réunion où le schéma d'aménagement régional sert de référence pour l'identification des espaces naturels.

Ainsi : Sur les parties urbanisées sont prévues la cession à un prix symbolique des parcelles bâties, notamment aux communes, ainsi que la vérification des titres de propriété qui n'avaient pas été examinés auparavant et la régularisation des occupations constatées à la date de promulgation de la loi.

Ces dispositions ont donc pour objet de mettre à plat les situations devenues inextricables de l'occupation du littoral dans les Antilles. Les parties naturelles, après acceptation par le Conservatoire du littoral, peuvent lui être confiées.

Dans le cas d'un refus, la gestion de ces espaces peut être confiée à une collectivité territoriale, concrètement à une commune soumise à des pressions et sollicitées par des administrés auxquels il est difficile de ne pas donner satisfaction. L'urbanisation diffuse recouvre un ensemble de situations diverses et mal définies, laissées à l'appréciation des interprètes de la loi et hypothéquant sérieusement les chances de voir le mitage des terres se réduire. On s'explique que le Conservatoire du littoral se voie confier une vingtaine d'années après sa création la gestion des cinquante pas géométriques : il est aujourd'hui connu pour les acquisitions qu'il a menées et qu'il entend poursuivre.

Au vu des principes de la loi de 1996, plusieurs conditions doivent être réunies pour assurer la protection de ce qu'il reste de « naturel » sur les cinquante pas géométriques. La possibilité offerte au Conservatoire du littoral de choisir quels secteurs naturels lui seront affectés imposait que le plus grand soin soit apporté au zonage.

Or, la loi précisant que « la présence de constructions éparses ne peut faire obstacle à l'identification d'un secteur comme espace naturel », et le préfet de département, signataire des arrêtés de délimitation, étant soumis au jeu politique de la négociation avec les communes, le Conservatoire du littoral a été amené à refuser l'affectation de certaines parcelles bâties, surtout aux Antilles.

À la tête d'une part croissante du bord de mer, le Conservatoire du littoral et les gestionnaires des terrains dont il a la charge doivent voir leurs moyens renforcés, tant humains que matériels : délégations régionales de l'établissement, sur le modèle de celles qui existent en métropole, correspondants des délégués basés en métropole. Ce renforcement des moyens doit être étendu à la gestion. Dans cette hypothèse, il faudra que les conflits d'intérêt entre les différents acteurs de la protection du littoral ne l'empêchent pas. Gestionnaire pressenti des cinquante pas géométriques pour le compte du Conservatoire du littoral, en vertu de son expérience acquise sur la Forêt domaniale du littoral, l'ONF a pu parfois apparaître davantage comme un concurrent que comme un partenaire.

Une réforme des traditions de fonctionnement de l'administration française serait un gage de réussite : une gestion intégrée, notion qui s'est imposée dans les études relatives à la zone côtière, passe par une intégration administrative et par l'harmonisation du fonctionnement des différents services. Les ouragans sont-ils en train de déferler sur les océans à un rythme de plus en plus effréné ? Non, on n’observe pas d’augmentation significative des ouragans dans le monde l'observation climatique par satellite ne remonte qu'à quelques décennies. On constate des variations, mais on ne peut pas en tirer tout de suite des conclusions Centre américain des ouragans NHC. Les quelques prévisions émises par le chercheur sont même surprenantes. Sur le nombre de cyclones, on ne prévoit pas un changement important, peut-être même une diminution mais on parle d'un très petit nombre. Toutefois, la prudence est de mise puisque techniquement les modèles de simulation de climats ne sont pas assez précis. Irma a battu des records : des vents de 350 Km/h et puissance évaluée à 5 sur l'échelle Saffir-Simpson... Des dégâts de plus en plus importants surtouts sur des îles où les constructions sont de fortune et dans les îles anglophones on construit en bois. Difficile de mesurer l'impact des dégâts. Les dégâts seront donc plus importants même si le niveau de vent est de même intensité. Les cyclones tropicaux ont effets conjugués toujours exposés sur les constructions et populations côtières. S'il est encore impossible de mesurer les dégâts causés par l'ouragan Irma, à Saint Martin c’est parce que les dégâts ont été trop importants, le cyclone a frappé fort, de plein fouet, avec une force qui puet emporter deux tonnes comme si c’était une feuille d’arbre. Le coût des dégâts provoqués par l'ouragan Irma aux Antilles françaises devrait être bien supérieur à 250 millions d'euros. Et ce sont les français qui le paieront car leurs assurances augmenteront légèrement de 9-10 % maximum solidarité oblige.

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